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Les résidus domestiques dangereux : ça se recycle!
Les produits domestiques dangereux font partie de notre vie quotidienne. On les retrouve entre autres dans la cuisine, la salle de bain, le sous-sol ou le garage. Ces produits sont généralement identifiés par des symboles spécifiques qui permettent de les reconnaître.
Poison  |
Corrosif  |
Réactifs  |
Inflammable  |
Toutefois, plusieurs produits comme les batteries d’automobiles, les huiles usées, les piles sèches et la peinture ne portent pas de symbole. Ils sont pourtant particulièrement dangereux lorsqu'ils se retrouvent dans l’environnement ou à l’élimination avec les déchets. C’est pour cette raison que ces produits et plusieurs autres portent le nom de résidus domestiques dangereux ou « RDD ».
Attention toxique !
Bien qu’ils représentent moins de 1 % de nos déchets, ce sont les plus menaçants pour notre santé et l’environnement. L’incinérateur, le lieu d’enfouissement ou le renvoi d’eau qui conduit la station de traitement des eaux ne sont pas conçus pour traiter de façon sécuritaire les résidus domestiques dangereux. Pire encore, déversé dans la nature ou dans l’égout pluvial, un seul litre d’huile peut contaminer 1 million de litres d’eau potable !
Heureusement, plus de 75 % de ces résidus peuvent être recyclés ou valorisés, à condition de les acheminer au bon endroit ! Les autres RDD, comme les médicaments, les colles et les pesticides doivent faire l’objet de collectes spéciales puisqu’ils nécessitent des traitements particuliers par des entreprises spécialisées.
Objectif du PGMR
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Les objectifs de récupération pour 2008 sont de 60 % pour les résidus domestiques dangereux. Pour la peinture, les huiles usées et les pesticides qui offrent un meilleur potentiel de récupération, le taux est fixé à 75 %. Pour y arriver, un réseau de 11 écocentres sera accessible à toute la population du territoire. Il y en a sept actuellement et, d’ici quelques années, d’autres sites de dépôt de résidus domestiques dangereux s’ajouteront aux sites actuels dotés des équipements nécessaires pour la réception et l’entreposage de ces résidus. Ils accepteront les résidus domestiques dangereux de nature domestique des citoyens ainsi que des commerces et des institutions de petites tailles.
La solution idéale pour diminuer les impacts négatifs des résidus domestiques dangereux sur l’environnement demeure de réduire au maximum leur utilisation et de favoriser, si possible, l’achat de produits de remplacement moins nocifs. Si toutefois vous devez absolument utiliser un produit dangereux, n’en achetez que la quantité nécessaire et offrez les surplus à vos voisins et amis.
En 2007, lorsqu’il y aura des dépôts accessibles à toute la population, le règlement interdisant de jeter les résidus domestiques dangereux aux ordures sera appliqué dans toutes les municipalités. Quant au gouvernement provincial, il prévoit l’adoption d’une réglementation obligeant les entreprises qui fabriquent et mettent en marché des produits domestiques dangereux à les récupérer et à les traiter. |
Les résidus domestiques dangereux au quotidien
Cuisine, salles de bain et de lavage
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Sous-sol, placards, remise ou garage |
Ammoniaque
Cire à meubles
Nettoyants à four
Nettoyants pour les métaux
Poudre à récurer
Alcool à friction
Colorants capillaires
Dissolvants à vernis à ongles
Fixatifs
Médicaments
Nettoyants de toilettes
Vernis à ongles
Adoucissants
Cirage
Détachants et détersifs
Eau de Javel |
Colle à base de solvant
Décapants
Munitions
Peinture au latex
Peinture à l’alkyde
Préservatifs pour le bois
Piles
Solvants
Vernis
Acide muriatique
Aérosols
Antigel
Batteries d’automobiles
Bonbonnes de propane
Engrais chimiques
Pesticides
Huiles usagées |
| Source : Guide de la collecte des résidus domestiques dangereux |
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Que faire de nos RDD?
Plusieurs municipalités ont mis au service de leur population des lieux de dépôt permanents pour la récupération des restes de peinture, des piles usées, des batteries d’automobiles et des bonbonnes de propane. Certaines récupèrent également les huiles usées et les filtres pour des fins de valorisation.
Vous pouvez également déposer vos médicaments inutilisés ou périmés dans la majorité des pharmacies. Quant aux autres résidus domestiques dangereux, quelques municipalités offrent des collectes spéciales, une à deux fois par année, ou ont des lieux de dépôts permanents.
Plusieurs commerces acceptent entres autres la peinture, les piles rechargeables, les bonbonnes de propane, les batteries d’automobiles, les huiles usées et les filtres à huile. En allant faire certains de vos achats, vous pouvez y déposer ces produits. De plus, quelques organismes acceptent vos vieux contenants de restes de peinture et vendent même de la peinture recyclée !
Le BOTTIN DU RÉEMPLOI, SUR CE SITE, contient la liste des endroits où vous pouvez vous départir de vos résidus domestiques dangereux. Consultez la section « Automobile » pour les batteries et la section « Résidus domestiques dangereux » pour les sous-sections peinture, piles et huiles usées.
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Les citoyens des municipalités de la région métropolitaine Rive-Nord ont produit, en 2002, 8 tonnes de résidus domestiques dangereux, dont seulement une infime partie a été récupérée.
La peinture représente la catégorie de résidus domestiques dangereux la plus récupérée au Québec, pour un taux de 55 %. Suivent ensuite les huiles et les filtres (27 %) ainsi que les batteries d’automobiles
(14 %). Le taux de récupération des autres RDD comme les piles, les médicaments et les solvants se situe autour de 5 %. |
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De plus en plus de produits aux couleurs et odeurs diverses sont mis sur le marché pour faciliter le nettoyage à la maison. Toutefois, nos ancêtres réussissaient à nettoyer leur résidence sans toute cette panoplie de produits. Plusieurs sites Internet vous proposent des recettes avec des produits comme le vinaigre, le jus de citron et le bicarbonate de soude. Ces recettes sont moins dommageables pour l’environnement. Certains magasins d’aliments naturels offrent des produits de remplacement moins nocifs et proposent des livres forts intéressants sur le sujet. Renseignez-vous également auprès de votre libraire ou de votre bibliothèque municipale !
Pour plus de renseignements sur les recettes écologiques, consultez notre section liens utiles. |
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| Plusieurs écoles situées sur le territoire de la MRC de La Jacques-Cartier récupèrent les piles de toutes sortes en collaboration avec la Régie régionale de gestion des matières résiduelles de Portneuf. Celle-ci rembourse l’équivalent de 1 $ par enfant aux écoles qui participent au projet. |
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Peinture
Même si vous avez réduit à la source et acheté uniquement la quantité de peinture requise pour vos travaux, il se peut qu’il vous en reste un peu. Rien de plus facile que de se débarrasser de ces vieux contenants qui occupent trop d’espace dans votre sous-sol ! Il suffit d’aller les porter dans un des nombreux points de dépôt : il y a des marchands de peinture, des écocentres ou des sites municipaux qui les reprennent. Consultez le BOTTIN DU RÉEMPLOI pour en trouver un près de chez vous.
Au Québec, c’est l’organisme Éco-Peinture qui gère le système de récupération des restes de peinture et des contenants rapportés par les citoyens aux différents points de collecte. Les produits récupérés sont recyclés par Peintures récupérées du Québec. Les contenants sont d’abord triés par catégories, puis par couleurs. Ensuite, la peinture est recyclée puis vendue en différents formats allant du contenant d’un litre au baril de 205 litres. Quant aux contenants de métal, une fois vidés de leur contenu, ils sont acheminés vers des fonderies puis transformés en nouveaux produits.
Grâce à l'engagement des marchands participant au programme de récupération et avec l’implantation progressive des écocentres, le Plan de gestion des matières résiduelles vise l’objectif de 25 % de récupération en 2006, 50 % en 2007 et 75 % en 2008.
Pour plus d’information sur la récupération et le recyclage de la peinture, consultez notre liste de liens utiles et notre section RDD.
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| Lorsqu’il vous reste suffisamment de peinture dans un contenant, vous pouvez créer des décors forts originaux en ne peignant que des portes ou des parties de murs avec ces restants.
Rapporter les restes de peinture, c’est bien, mais acheter recyclé, c’est encore mieux !
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| Chaque année, les Québécois achètent plus de 15 millions de contenants de peinture. Cela totalise 58 millions de litres. De cette quantité, 4 millions de litres, soit plus de 5 tonnes, deviennent des résidus domestiques dangereux. Actuellement, environ la moitié est récupérée. |
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Piles
Il se vend au Québec plus de 48 millions de piles annuellement. Uniquement 4 % sont des piles rechargeables. C’est donc dire que 96 % des piles, les piles alcalines sont non rechargeables et ne font l’objet d’aucune collecte spéciale par les marchands en raison du coût très élevé de leur récupération. Certains écocentres de la Ville de Québec, de la Ville de Stoneham et les sites de Neuville et de Saint-Raymond de Portneuf les récupèrent et les envoient à des entreprises spécialisées dans l’élimination sécuritaire.
Quant aux piles rechargeables, elles sont récupérées dans de nombreux commerces. La récupération, le transport et le recyclage de ce type de piles sont assurés par la Société de recyclage des piles rechargeables (RBRC), un organisme financé par l'industrie. Les piles acceptées sont les accumulateurs aux ions de lithium (Li-ion) et à l’hydrure métallique de nickel (Ni-MH), au nickel-cadmium (Ni-Cd) et les piles scellées au plomb qui alimentent entre autres les outils mécaniques sans fil, les ordinateurs portables et les cellulaires.
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Étant donné que les piles non rechargeables coûtent cher et deviennent rapidement des déchets domestiques dangereux, favorisez l’achat de produits qui ne requièrent pas de pile, ou alors, achetez des piles rechargeables ou utilisez des adaptateurs.
Les piles boutons, utilisées entre autres dans les montres et les calculatrices, sont également recyclables. Certains commerces en font la récupération dont plusieurs bijouteries. Informez-vous lorsque vous irez faire changer votre pile de montre !
Les piles rechargeables, lorsque utilisées dans des produits qui demandent beaucoup d’énergie, peuvent remplacer entre 50 et 300 piles alcalines. Toute une économie ! De plus, on peut maintenant réutiliser les piles rechargeables hors d’usage… En effet, les magasins La Source par Circuit City (anciennement RadioShack) font la remise à neuf des piles rechargeables utilisées entre autres dans les cellulaires et les outils sans fil. Les boîtiers et les circuits originaux sont conservés, seules les cellules sont changées. La remise à neuf coûte moins cher dans la majorité des cas que des piles neuves, et les piles sont plus performantes. De plus, cela contribue à réduire les déchets dangereux. Pour plus d’information sur la récupération et le recyclage des piles, consultez notre liste de liens utiles et notre section RDD.
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Huiles usées et filtres à l'huile
Au Québec, sur les 78 millions de litres d’huile usagée produits, uniquement 48 millions ont été récupérés ! Où est passé le reste?
Pourtant, les huiles récupérées dans les garages ou les différents sites de dépôt des municipalités sont transformées en nouveau lubrifiant ou en combustible principalement utilisé comme mazout dans les serres ou les cimenteries.
Au Québec, un règlement provincial vient encadrer la valorisation des huiles usagées. C’est la SOGHU, la Société de gestion des huiles, contenants et filtres usagés, qui gère le système de récupération. L’objectif visé est de 50 % des contenants et 70 % des huiles usées en 2005. Ces objectifs devront atteindre 75 % en 2008. |
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