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Les déchets ultimes

On appelle déchets ultimes les rebuts qui ne peuvent être ni recyclés ni compostés et pour lesquels il n’y a aucune autre avenue possible que l’élimination. Lorsque l’ensemble des citoyens, des entreprises et des institutions mettront en pratique les principes de réduction à la source, de réemploi, de recyclage et de valorisation, les seuls déchets qui resteront à éliminer seront les déchets ultimes.

Le poids de votre bac à ordures vous paraît peut-être négligeable. Pourtant, quand on considère l’ensemble des bacs à ordures de tous les foyers de la région, on atteint des quantités de résidus impressionnantes, d’où l’importance de s’attarder de façon collective à la gestion des matières résiduelles.

En 2002, plus de 178 000 tonnes de déchets, soit l’équivalent de près de 25 000 bennes à ordures, ont été générées dans le secteur municipal de la région de Québec. Pourtant près de 85 % de nos matières résiduelles ont un potentiel de mise en valeur et le potentiel de matières résiduelles valorisables est trois fois plus élevé que le taux de recyclage actuel. Seulement 49 000 tonnes, soit 24 %, ont été recyclées, compostées ou valorisées.

Objectif du PGMR

Les objectifs de mise en valeur pour l’ensemble des catégories de matières, fixés à 60 % pour 2008, peuvent sembler ambitieux pour certains. Toutefois, l’atteinte de ces objectifs pourrait se traduire par une diminution significative de matières à éliminer de l’ordre d’environ 30 % annuellement par rapport à 2002. Voilà un bon coup de pouce pour l’environnement auquel nous pouvons tous contribuer !

 



Saviez-vous que la mise en valeur par le réemploi, la récupération et le recyclage permet de créer 7 fois plus d’emplois par tonne que l’élimination. Sur cette base, en rencontrant ses objectifs de valorisation, la région métropolitaine contribuera à créer près d’une centaine de nouveaux emplois.


 

Que deviennent les déchets ultimes?
Sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Québec, les seules installations utilisées pour l’élimination sécuritaire des déchets ultimes sont l’incinérateur de la Ville de Québec et le site d’enfouissement de Saint-Joachim. Avec la mise en œuvre du plan de gestion, ce dernier ne recevra que les cendres issues de l’incinération et certaines matières qui ne peuvent être incinérées. Ces installations vont desservir l’ensemble de la population à l’exception des municipalités situées à l’ouest de la MRC de La Jacques-Cartier.

Afin de rendre l’incinérateur plus performant sur le plan environnemental, la modernisation des infrastructures a débuté récemment et s’échelonnera jusqu’en 2009. Des équipements seront ajoutés afin de récupérer le maximum de matières métalliques pour des fins de recyclage. De plus, des modifications seront apportées afin de réduire les impacts négatifs liés au transport et au bruit.

L’atteinte des objectifs de mise en valeur permettra, entre autres, d’éviter l’agrandissement de l’incinérateur, de prolonger la durée de vie du site d’enfouissement (actuellement évalué à 40 ans, si les objectifs fixés par le PGMR sont atteints).

Des petits gestes qui font une grande différence !
Même si des normes environnementales de plus en plus sévères s’appliquent maintenant aux lieux d’enfouissement et d’incinération, une meilleure gestion des matières résiduelles à domicile, au travail et dans les loisirs demeure la solution idéale tant sur le plan économique, social, qu’environnemental. Nous sommes tous concernés par les problèmes environnementaux actuels et par l’épuisement éventuel des ressources de notre planète !